Le mont Montgó fut le témoin des origines de Dénia comme le certifient les vestiges archéologiques des peuplades ibères retrouvés en ses flancs, tels que « L’Alt de Benimaquía », le « Pic de l’Aguila » et le « Coll de Pous ».
Durant la Dianium romaine, cette localité fut « civitas stipendiaria » (ville conquise par la force par les romains et qui devait payer un tribut à perpétuité comme gage de sa farouche résistance) puis elle devint « municipium » (se gouvernant par ses propres lois). Les vestiges archéologiques retrouvés témoignent sans équivoque d’une époque riche et de grande splendeur, avec un port très actif où confluaient des navires de commerce mais également la flotte impériale.
La Daniya musulmane vécue une longue étape de splendeur puisqu’elle fut nommée royaume de Taifa au Xe siècle. Ce royaume de Taifa, l’un des plus importants de la péninsule, s’étendait de ce que l’on appelle de nos jours la Marina Alta jusqu’à Alicante et comprenait même une partie de Murcie et les îles Baléares.
Avec la reconquête chrétienne, Dénia conserve sa prédominance devenant capitale du comté puis du marquisat de Dénia. Le duc de Lerma, cinquième marquis de Dénia, favori du roi Philippe III.
Au XIXe siècle, Dénia vit une période d’essor économique extraordinaire grâce au commerce du raisin sec. Le raisin sec, comme moteur économique de Dénia, a contribué au développement urbain de la ville en créant un environnement culturel et une société bourgeoise solidement établie.
Au début du XXe siècle se développe à Dénia le commerce du jouet. Et la culture du raisin sec est substituée par la production d’agrumes.
De nos jours, elle est connue et reconnue pour ses plages, sa foisonnante nature et sa douceur de vivre.
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